Ce qu il faut savoir sur les plantations de septembre
- Les semis de mâche et d’épinard réussissent jusqu’au 15 septembre.
- Choux d’hiver et laitues se plantent en godet jusqu’à fin septembre.
- Un arrêté sécheresse peut encore limiter l’arrosage, sur la base de l’article L211-3 du Code de l’environnement.
- Le paillage réduit les besoins en arrosage de 30 à 50 %, selon l’ADEME.
- Les vivaces plantées en septembre s’enracinent avant l’hiver et refleurissent dès le printemps.
5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 25 août 2026
Un sol encore tiède
La chaleur emmagasinée l’été permet aux jeunes racines de s’installer vite, sans le stress du gel.
Des restrictions d’eau possibles
Un arrêté sécheresse départemental peut encore limiter l’arrosage selon votre zone.
Le paillage change la donne
Il limite l’évaporation et protège les jeunes plants des écarts de température.
Un dernier délai à respecter
Passé la mi-octobre, les semis n’ont plus le temps de s’enraciner avant l’hiver.
Que planter en septembre pour ne pas perdre trois mois de jardin ? La réponse tient dans un chiffre simple : jusqu’à la mi-septembre, la terre garde une température supérieure à 15 °C dans la majorité des régions françaises. De quoi faire reprendre semis et jeunes plants avant l’hiver. C’est un mois que je recommande de ne jamais sous-estimer : il conditionne la moitié de la saison suivante. Vous avez encore trois à cinq semaines utiles devant vous, selon votre région et l’exposition de votre terrain.
Que planter au potager en septembre ?

Vous pouvez encore installer de nombreux légumes ce mois-ci, à condition de choisir les bonnes variétés. Les choux d’hiver, les laitues pommées et les poireaux tolèrent une plantation en godet jusqu’à la fin du mois. Comptez cinquante centimètres entre deux rangs de choux, et buttez les pieds deux à trois semaines après la mise en terre.
Les aromates s’installent aussi bien en septembre : ciboulette, sauge et thym reprennent sans mal avant les premières gelées. Pour les fraisiers, c’est même la meilleure période de l’année. Les plants mis en terre maintenant produiront dès le printemps prochain, contrairement à une plantation de mars qui repousse la récolte d’un an complet.
Pensez aussi à associer vos cultures : un rang de poireaux entre deux rangs de choux limite la pression des insectes et occupe mieux l’espace laissé libre par les récoltes d’été. Cette rotation profite directement à la structure du sol pour l’année suivante. Vous éviterez ainsi d’épuiser toujours les mêmes nutriments au même endroit du potager. C’est un réflexe simple, souvent négligé une fois la belle saison passée.
Trois erreurs reviennent souvent à cette période de l’année :
- planter trop tard des variétés d’été, qui n’auront pas le temps de mûrir avant le froid ;
- oublier le paillage, alors que les écarts de température fragilisent les jeunes racines ;
- arroser en pleine journée, ce qui favorise l’évaporation plutôt que l’absorption.
⚠️ Le piège classique : céder à une promotion de plants d’été en jardinerie fin septembre. Passé la mi-septembre, ces variétés n’ont plus le temps de produire avant le gel. Mieux vaut garder son budget pour les plantations de printemps.
Retenez ceci : un plant installé ce mois-ci profite encore de trois semaines de sol tiède avant que la croissance ne ralentisse. Voilà, concrètement, ce que planter en septembre au potager change pour votre récolte de printemps.
Que semer encore en septembre ?
Le semis reste possible jusqu’à la mi-septembre pour plusieurs légumes rustiques. Mâche, épinard et roquette germent en dix jours environ et résistent au froid dès leurs premières feuilles. Les radis d’automne suivent le même calendrier, avec une récolte possible en quatre à cinq semaines.
Pour les carottes et les navets, semez avant le 20 septembre. Au-delà, la durée d’ensoleillement ne suffit plus à former une racine correcte. Les petits pois et les fèves, eux, attendent un climat plus doux, surtout dans les régions du sud et de l’ouest.
Si votre terre manque de structure après un été sec, un apport de terre végétale au moment du semis facilite nettement la levée des jeunes plants. Vous pouvez aussi ameublir la terre en surface, sur cinq centimètres environ, sans la retourner en profondeur : la vie microbienne du sol s’en trouve préservée, ce qui aide directement la germination.
La température du sol reste le vrai indicateur, bien plus fiable que le calendrier lunaire ou les habitudes régionales. En dessous de 8 °C, la plupart des graines de légumes-feuilles ne germent plus correctement, quelle que soit la date sur le calendrier. Un simple thermomètre de sol, planté à cinq centimètres de profondeur, vous donne une réponse plus juste qu’une moyenne nationale.
| Famille | À semer | À planter en godet | Dernier délai |
|---|---|---|---|
| Légumes-feuilles | Mâche, épinard, roquette | Chou, laitue d’hiver | 15 septembre |
| Racines | Radis, navet | non concerné | 20 septembre |
| Aromates | Cerfeuil, persil | Ciboulette, sauge | 30 septembre |
| Fleurs | Bleuet, pavot vivace | Pensée, bruyère | 15 octobre |
J’insiste sur un réflexe trop souvent oublié : arrosez en pluie fine juste après le semis, jamais au jet, pour ne pas déplacer les graines encore en surface.
Vivaces et fleurs à planter ce mois-ci

Septembre reste une excellente période pour les vivaces et les arbustes d’ornement. Les racines profitent d’un sol encore chaud pour s’installer avant l’arrêt de la végétation, ce qui donne une reprise plus solide qu’une plantation de printemps. Si votre massif a souffert de l’été, c’est le bon moment pour le regarnir sans attendre le printemps.
Les pensées, les bruyères et les pâquerettes vivaces se plantent directement en pleine terre. Comptez vingt à trente centimètres entre chaque touffe pour un massif dense au printemps. Pour les haies d’ornement, c’est aussi le moment d’anticiper la taille de fin de saison. Je recommande de vérifier la période de taille des lauriers avant de sortir le sécateur : une coupe trop tardive expose les jeunes pousses au gel.
Les bulbes de printemps, comme les tulipes et les narcisses, attendent encore un peu : la mi-octobre reste la meilleure fenêtre pour les mettre en terre.
✅ La bonne pratique : pailler systématiquement les vivaces fraîchement plantées. Une couche de cinq à dix centimètres protège les racines des premiers écarts de température et limite la repousse des mauvaises herbes.
Verger et récolte : ce qu’il faut surveiller
Planter en septembre ne se limite pas au potager : le verger demande lui aussi une attention particulière. Les pommes et les poires se récoltent dès qu’elles se détachent facilement de la branche, sans forcer. Une récolte trop précoce donne des fruits fades qui se conservent mal.
Surveillez aussi la tavelure sur les pommiers, favorisée par l’humidité des nuits plus fraîches. Un traitement au savon noir en préventif limite sa propagation sans recourir à un produit chimique. Pour les figuiers, c’est encore le moment de récolter la deuxième fournée de fruits, plus sucrée que la première.
Ramassez les fruits tombés au sol chaque semaine plutôt que de les laisser pourrir sur place. Ils attirent les guêpes et hébergent les spores de maladies qui repartiront au printemps sur le même arbre. Compostés correctement, ils nourrissent au contraire le sol du verger pour la saison suivante. Vous pouvez aussi commencer à protéger les jeunes arbres fruitiers plantés cette année : un simple manchon en toile de jute autour du tronc suffit à limiter les dégâts des premiers coups de froid.
Si des animaux visitent régulièrement votre potager en fin de saison, clôturer votre jardin avant les récoltes d’automne évite bien des déconvenues, notamment pour protéger les derniers légumes et les fruits tombés au sol.
Arrosage et restrictions d’eau : ce que dit la loi

En septembre, un arrêté sécheresse départemental peut encore limiter l’arrosage, même si les températures baissent. Le cadre juridique repose sur l’article L211-3 du Code de l’environnement, qui autorise le préfet à restreindre les usages de l’eau en cas de sécheresse persistante.
Quatre niveaux existent : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. Au niveau alerte, l’arrosage des pelouses et des massifs est généralement interdit en journée. Au niveau crise, il peut être totalement suspendu, y compris pour le potager. Le non-respect d’un arrêté expose à une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour un particulier, portée à 3 000 euros en cas de récidive.
Avant de semer du gazon en rouleaux ou de relancer un arrosage automatique, consultez la carte des restrictions de votre commune. Elle change plus vite qu’on ne le pense d’une semaine à l’autre.
En tant que conseiller en valorisation immobilière, je vois régulièrement des extérieurs négligés faire baisser une offre d’achat. Un jardin desséché fin septembre, faute d’arrosage anticipé pendant la période de restriction, donne une mauvaise impression durable lors d’une visite. Prévoir vos plantations en tenant compte du calendrier des restrictions locales protège donc autant votre budget que la présentation de votre bien si vous envisagez une vente dans l’année qui vient.
📏 Le chiffre à retenir : selon l’ADEME, un paillage bien posé réduit les besoins en arrosage de 30 à 50 %. De quoi limiter les allers-retours à l’arrosoir, même en période de restriction.
Quel est le profil de votre extérieur en septembre ?
Étape 1 / 2
Quelle est la situation de votre jardin ?
Étape 2 / 2
FAQ sur que planter en septembre
Quels légumes restent plantables entre septembre et octobre ?
Choux d’hiver, laitues pommées, poireaux et mâche se plantent ou se sèment sans problème jusqu’à la mi-octobre selon les régions, tant que la terre reste au-dessus de 10 °C.
Quels légumes d’hiver semer dès maintenant ?
Épinard, mâche et roquette germent en dix jours et supportent le froid dès leurs premières feuilles, ce qui en fait les valeurs sûres de septembre.
Quelles fleurs installer en septembre et octobre ?
Pensées, bruyères et pâquerettes vivaces s’installent en pleine terre dès maintenant, tandis que les bulbes comme les tulipes attendent la mi-octobre.
Que reste-t-il à planter au potager ce mois-ci ?
La plus grande partie des légumes-feuilles et des aromates, plus les fraisiers, qui profitent d’une plantation de septembre pour produire dès le printemps suivant.